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Les portes ouvertes du Centre exploitation et de maintenance du tramway de Brest métropole océane se sont déroulées le weekend des 21 et 22 janvier 2012. Plus de 8 500 personnes se sont déplacées pour découvrir le site qui accueillera bientôt les 20 rames de tramway, ainsi que les 30 bus du réseau Tram + bus.

Un week end accompagné par la compagnie Impro infini : Pour voir les photos des portes ouvertes cliquez ici.
Le Centre d’exploitation et de maintenance du tramway est le point névralgique du nouveau réseau de transport en commun de Brest métropole océane.
Il remplit deux fonctions nécessaires à l’activité du réseau : la maintenance des rames (remisage, nettoyage, entretien et réparation) et la gestion en direct de la circulation du réseau (via le Poste de Commandement Centralisé).
Les fonctionnalités du site : cliquez ici pour lire la plaquette de présentation du dépôt
L’atelier de maintenance est un espace dédié à la réparation et à l’entretien général du matériel roulant (cabines de peinture, contrôle technique, freinage, reprofilage des roues …). On y gère toutes les activités qui visent à maintenir ou à rétablir les conditions optimales de sécurité, de fonctionnement et de confort du matériel roulant.
Le Poste de Commandes Centralisées (PCC) est le cœur du site puisqu’il s’agit de la « cabine » de contrôle du réseau entier. On y assure le suivi et la régularisation du trafic. Des régulateurs bus+tram ont accès à toutes les informations liées à l’activité du réseau. Ils peuvent intervenir en temps réel depuis ce poste opérationnel (suivi de la position des véhicules, arrêt d’une rame, mise hors tension d’une ligne aérienne…). Un agent information clients informe les voyageurs de l’état des lignes (annonces sonores sur les quais ou dans les rames, messages sur les écrans embarqués…).
Le bâtiment d’exploitation rassemble divers locaux nécessaires à la vie quotidienne du site : bureaux, salles de réunion, vestiaires, poste de commande centralisé, local de prise de service pour les conducteurs bus et tramway…
L’atelier « installations fixes » concerne spécifiquement la maintenance et l’équipement propre à la ligne (entretien et réparation des rails, des lignes aériennes de contact, maintenance des équipements en station et des systèmes de communication …).
La station service bus comprend une station carburant et un portique de nettoyage.
La station service tramway est le lieu où l’on vérifie le système d’alimentation (pantographe), les rames et les bogies (chariot situé sous un véhicule ferroviaire, sur lequel sont fixés les essieux).
La station de lavage Tram assure le lavage quotidien de l’extérieur des rames de tramway.
Le dépot en chiffres:
• 19 mois de travaux
• 15 millions d’euros HT
• 4,5 hectares de terrain
• 11 blockhaus détruits
• 16,5 tonnes d’explosifs retirées
• 17 entreprises sur le chantier
• 7 000 m² de surface de bâtiment
• 20 000 m² de surface minérale : voies, voiries, parking, remisage
• 22 000 m² d’espaces verts
• 1 279 m² de panneaux photovoltaïques
• 20 rames de tramway
• 15 bus standards et 15 bus articulés
• 100 employés à terme
Les 21, 22 et 23 décembre, deux rames du tramway ont été exposées en centre-ville : plus de 9 000 visiteurs sont venus les découvrir.
- une rue de Siam (non accessible)
- et une à la station Liberté coeur du futur réseau de transport en commun de Brest métropole océane. Les personnes le souhaitant pourront visiter la rame installée à la station Liberté pour y découvrir son confort et son ambiance intérieure.
Pour rejoindre le centre-ville, les rames ont quitté le dépôt du tramway au petit matin. Elles ont fonctionné normalement via la ligne aérienne de contact jusqu’à la station Recouvrance puis ont été tractées chacune leur tour par le rail-route jusqu’à la station Liberté et l’espace info Tram.
Ces rames ont franchi pour la 1ère fois le nouveau pont de Recouvrance.
Cette opération exceptionnelle de circulation avant la mise en service a été réalisée au ralenti, le passage des carrefours s’effectuant manuellement, à une vitesse de 5km/h.

Olivia Rosenthal et Philippe Bretelle ont été retenus par Brest métropole océane dans le cadre de la commande artistique tramway pour le quartier Europe-Pontanezen.

Ils sont les promoteurs d’« une architecture en paroles » qui rend compte d’un lieu à travers des textes dont le ciment serait les mots des gens qui y gravitent. A cette occasion, l’auteur de Que font les rennes après Noël, prix du livre-Inter, (éd. Verticales), rencontre ses lecteurs à la médiathèque de Pontanezen.
Pour présenter l’œuvre qu’ils préparent pour les murs de Pontanézen dans le cadre de la rénovation urbaine et de l’installation du tramway à Brest, Philippe Bretelle et Olivia Rosenthal vous proposent une lecture musicale. Avec Pierre Avia qui a conçu les arrangements musicaux, ils parleront de littérature, de graphisme, de ville, de périphérie, et raconteront une autre manière de parcourir les territoires, de suivre les lignes de fuite, les zones, les banlieues, les quartiers, les frontières, les passages.

Informations Pratiques :
C’est très loin d’ici : Lecture musicale le vendredi 2 décembre à 18h30
Durée du spectacle : 1 heure
Olivia Rosenthal (texte et voix), Philippe Bretelle (musique, guitare, voix)
Pierre Avia (musique et arrangements)
Médiathèque de Pontanezen – rue Sisley
tél:02 98 00 89 05
mèl : bibliotheque.pontanezen@mairie-brest.fr
En savoir plus sur cet événement :
http://biblio.brest.fr
Dans le cadre de la concertation publique du tramway et l’enquête publique préalable à la DUP, Brest métropole océane avait prévu une 28 ème station « dite de réserve » entre le boulevard de l’Europe et le terminus de la Porte de Guipavas. Cette station verra le jour dans le cadre de la mise en service de la première ligne prévue en juin 2012.
Brest métropole océane a décidé de mettre en service la station de réserve prévue à l’emplacement de Kerlaurent. Les éléments ayant conduit à cette prise de décisions sont les suivants :
L’existant et le court terme :
La station permettra une desserte aisée :
- Dès la mise en service du tramway, de la partie Est de Kergaradec, du centre sportif de Kerlaurent, ainsi que des quartiers d’habitat existants au sud de la station.
- Mi-2013, du Campus des Métiers (N°1 sur le plan), via la VC27, la liaison directe avec la station Porte de Guipavas n’étant pas immédiatement disponible
Les projets prévus à moyen terme dans le secteur de Kerlaurent :
- le 1er concerne l’implantation d’une surface commerciale Leroy Merlin (N° 2 sur le plan), la station « porte de Guipavas » est la plus proche. Ouverture prévue fin 2013.
- le second se situe à proximité immédiate au Nord Est de la station Kerlaurent (N°3 sur le plan). Le projet comporte un programme de bureaux (11 000 m² environ) et de commerces (Concessions automobiles, environ 2 600 m²), générant des flux importants.
- le 3ème se situe à proximité immédiate au Sud Est de la station Kerlaurent (N° 4 sur le plan). Le projet comporte un programme de 300 Logements environ, et de 1 700 m² de services le long du Bd de l’Europe.
La réalisation des deux derniers projets pourrait se faire dans les mêmes temps que le projet Leroy Merlin, à savoir pour fin 2013- début 2014.
Le nom de la station:
Dans le cadre de la concertation sur le nom des futures stations de tramway avec les Conseils Consultatifs de Quartiers de Brest et les communes de Gouesnou, Guipavas et Plouzané, le Conseil d’Habitants de Guipavas a émis le souhait de proposer le nom « Eau Blanche » à la place de Kerlaurent sur le boulevard de l’Europe pour pouvoir nommer le jour où elle se ferait la 28ème station « Kerlaurent ».

Le temps de parcours d’un bout à l’autre de la ligne
Avec 27 stations, le temps de parcours du tramway d’un bout à l’autre de la ligne était estimé à 38 minutes. Avec 28 stations, ce temps de parcours reste le même.
Nouvelle exposition à l’espace info Tram

Le tramway de Brest métropole océane entre dans sa dernière ligne droite.
Depuis le 18 octobre, le public croise des rames qui circulent à vide sur les rails.
Après l’arrivée de la première rame au dépôt le 7 septembre, des tests sont menés jusqu’en juin 2012. Objectif : s’assurer que le matériel roulant (accélération, freinage, automatisation) et la ligne (voies ferrées,aiguillages, alimentation, détection de la rame aux carrefours) fonctionnent bien et en toute sécurité.
La première partie de cette exposition vous guide dans les coulisses de tout ce qui concourt à assurer la sécurité quotidienne des passagers et de tous ceux (piétons, cyclistes, motards, automobilistes,bus) qui partagent l’espace public avec le tramway.
Au programme de cette visite : dépôt, Poste de commande centralisé, essais, signalisation routière, systèmes d’alimentation, formation des conducteurs, passage du pont de Recouvrance, etc.
Le Tram circule déjà. Il est silencieux, imposant et surtout prioritaire. Toujours, et sur tout le monde.
Chacun doit donc être vigilant. Si vous croisez le tramway, une seule règle : prudence !
Et respectez toujours la signalisation (feux tricolores, panneaux). La deuxième partie de l’exposition explique les bons comportements à adopter dès à présent aux abords de la plateforme.
Pour cohabiter avec le tramway en toute sérénité.
Espace info Tram
41 rue de Siam à Brest
02 98 00 09 20
contact@semtram.com
Ouvert du mercredi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h et le samedi de 14h à 18h
Bonne visite.
Après avoir traversé trois mers et une rivière : la mer du Nord, la Manche, la mer d’Iroise et la Penfeld, la nouvelle travée du pont de Recouvrance a été hissée le 22 août 2011.

Découvrez tout le reportage en image dans la médiathèque du pont de Recouvrance en cliquant ici.
Résultat en simple : poule qualificative
Résultat en double : ¼ de finale
Dernière ligne droite
Après une belle médaille d’argent décrochée à Rio de Janeiro en août dernier, Baptiste poursuit son tour du monde de la petite balle blanche, en quête du rêve olympique. Etape du jour : Sheffield, de l’autre côté de la Manche.
Du 13 au 18 septembre, Sheffield, dans le nord de l’Angleterre, a été le théâtre du dixième Open de la saison 2011. Un tournoi présenté comme un championnat d’Europe avant l’heure, au regard de la présence de l’élite continentale (dont le champion du monde espagnol en titre). Malheureusement, tout ne s’est pas passé comme Baptiste l’aurait souhaité. Dans une poule qualificative relevée,
le Brestois encaisse deux défaites : la première contre l’indonésien David Jacobs « un futur crack, prétendant à la médaille olympique ». La seconde contre le Hongrois Desko Berescki, que Baptiste n’a jamais battu par le passé. Exit le tournoi simple. En double, Baptiste et Karim, son habituel coéquipier, atteignent les
¼ de finale, chutant contre un team germano-polonais. « La déception est immense, j’avais bon espoir de marquer des points au classement mondial », confie le pongiste. Les raisons de la défaite ? « Peut-être un contrecoup physique après un été chargé avec les opens de Pékin et Rio », avance Baptiste, aujourd’hui au 16ème rang mondial. « La qualification directe pour les Jeux paralympiques de Londres se complique », estime l’intéressé. Seuls les 14 premiers sont présélectionnés. Mais l’espoir demeure : il n’est qu’à 30 points du 15ème mondial, il reste deux tournois à disputer (à Taïwan et Buenos Aires en novembre), et deux wild-cards seront attribuées. « Je ne suis pas du tout dans l’optique d’abandonner, bien au contraire. Je n’ai plus rien à perdre », lance Baptiste. Et après quelques jours de relâche, le pongiste est déjà reparti à l’entraînement.
Hervé Miserandini n’avait qu’une bonne raison pour préférer la Mer d’Iroise à la Côte d’Azur : la passion du ferroviaire. Il est à Brest depuis quatre ans.

Pourquoi avoir choisi le projet du tramway ?
Il s’agissait d’une première ligne de tramway à imaginer. Or, pour moi, le métier d’ingénieur c’est avant tout de la création technique. Et le monde ferroviaire m’attirait depuis longtemps. C’est un univers de spécialistes, passionnant et ouvert. Ce projet m’offrait l’occasion de mettre mon énergie au service d’une agglomération dans un projet durable soucieux du plus grand nombre.
En quoi consiste votre fonction ?
Mes missions ont un but unique : encadrer et faciliter la réalisation des systèmes (réseau fibre optique, ligne aérienne de contact, signalisation ferroviaire, énergie, gestion technique centralisée, éclairage public, etc.). Je suis responsable des systèmes et de la sécurité liée au tramway. La sécurité est un impératif. Sa démarche engage de nombreux corps de métiers et d’acteurs dont les autorités de l’État. Par ailleurs, je prépare le déroulement des essais pour l’arrivée des premières rames.
Que vous apporte ce projet ?
Je suis engagé dans un très grand projet urbain, depuis les études sur le papier jusqu’à la réalisation sur le terrain. Je me réjouis aussi d’avoir contribué à mener à bien certaines innovations. La télégestion de l’éclairage public, modulé en fonction des besoins, des saisons et des plages horaires, en est une. C’est sans doute, par cette ampleur, une première en France. Le déploiement d’un réseau interurbain de gestion de la signalisation lumineuse des carrefours par fibre optique en est une autre.
Comment vous sentez-vous à Brest ?
J’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui connaissent leur métier, et avec lesquels il est très agréable de travailler. Il y a une direction efficace, des personnalités qui font avancer les choses. Un tel projet est naturellement plein d’aléas. Sans une bonne équipe et une confiance réciproque, on ne traverse pas les écueils. Les relations sont claires et honnêtes. Je suis heureux dans la région.
■ Chargé des systèmes et de la sécurité, adjoint au directeur technique de la SemTram. 41 ans. Arrivé à Brest en 2007. A travaillé de 1994 à 2007 à l’ESCOTA, société des autoroutes Esterel Côte d’Azur
(chef des projets systèmes de communication).
■ Diplôme d’ingénieur – option maintenance, à l’École supérieure des sciences et des technologies de l’ingénieurde Nancy. 1993.
Brest bouge sous nos yeux

« D’une certaine manière, le tramway m’aide à penser le projet du Quartz. Une programmation se pense en mouvement et non pas entre quatre murs. Il suffit de cheminer pour se rendre compte que Brest ne s’arrête pas à la place de la Liberté. Le programme de la saison porte ce regard centrifuge sur la ville. Il s’emploie à relier et à relayer ce qui se passe sur son territoire, veille à la diversité des genres et des cultures, à la mixité. Un peu comme le tramway en somme ! La mise sur pied de créations nouvelles qui se dérouleront aussi hors des murs du Quartz ira dans ce sens. Le tramway rendra les choses plus visibles. Il rapprochera le Quartz d’autres structures culturelles. Je pense au Mac Orlan, au Centre d’art Passerelle, à la Maison du Théâtre. Avec plus de 100 000 spectateurs, le Quartz est la première scène nationale française en termes de fréquentation. Les habitants du territoire sont fidèles et curieux. Ils n’hésitent pas à s’embarquer dans des aventures culturelles. Avec eux, on peut imaginer un projet très ambitieux, ils sont prêts. Brest est en train de bouger sous nos yeux et c’est formidable. Si je devais définir Brest par une couleur, je choisirai le blanc et non le gris. Il faut voir cette lumière éblouissante certains jours. Cela sera encore sans doute plus vrai avec le tramway : au sol déjà, son tracé embellit le territoire avec de belles courbes claires, comme c’est le cas Porte de Landerneau, près du Quartz. Pour citer un lieu de Brest, je dirai le polder. En partie aménagé, il possède des espaces vierges. Ces vides font partie de la ville. Je cite aussi volontiers le Plateau des Capucins, un lieu qui devra être puissant. J’habite Brest depuis plus de six ans. Cette ville me fait penser à Berlin, la ville des possibles. »
Matthieu Banvillet est directeur du Quartz, Scène Nationale de Brest
La première rame de la série de vingt prévues pour Brest métropole océane a pointé son nez le 7 septembre sur le Pont de l’Iroise. Convoi exceptionnel. Quarante mètres de long. Cap sur le dépôt.
Cette rame, comme les suivantes, sera soumise à une série de tests. « L’objectif est de voir son comportement dans le contexte brestois, des premiers tests ayant déjà eu lieu à La Rochelle chez Alstom », explique Jean-François Guinet, ingénieur matériel roulant à la SemTram. Après quinze jours d’essais dans le dépôt, feu vert pour plusieurs séries d’épreuves. Mi-octobre, débuteront les essais « matériel roulant » : alimentation électrique, freinage, traction. Les performances des rames seront étudiées à plat et en conditions extrêmes, c’est-à-dire sur la plus forte pente, rue Saint- Exupéry, qui accuse 8.5 % sur cent mètres. Ensuite interviendront les essais d’endurance : d’ici fin décembre, la rame parcourra 3 000 km sur une portion de ligne de 800 mètres près du dépôt. Puis ce sera la phase des essais d’ensemble, au fur et à mesure de la mise à disposition des voies, avec la signalisation, le poste de commande centralisée (PCC). Ces essais se feront en présence d’experts, qui vérifieront, entre autres, si la rame est bien détectée
au carrefour.

Les dix-neuf autres rames arriveront les unes après les autres d’ici le printemps 2012. Elles vivront toutes les mêmes tests, des essais simplifiés par rapport à la 1 ère rame. Elles n’auront à parcourir que 300 km avant de rejoindre la ligne. La marche à blanc interviendra juste avant la mise en service. Elle consiste à faire faire aux rames « un petit tour à l’oeil » sur les 14,3 km de ligne. Sans les passagers.

Cette rame est la première d’une série totale de 52 tramways similaires. La commande passée était commune à Brest métropole océane (20 rames) et Grand Dijon (32 rames, deux lignes).